22 avril 2010
Je pense donc je fuis // I think therefore I flee
Incroyable, fascinant, déconcertant, ce qu’un simple travail de prise de conscience de l’acte de respiration peut engendrer… // Incredible, confusing, fascinating, what a simple awareness of the act of breathing can create…
Meditation reveals me that I share the act of breathing with all the living, all species included, since the first till the last breath. Therefore, no more love, this exhausted, reducing, isolating, exclusive concept-word, but compassion extended to all the living, universal, // La méditation me révèle que je partage l’acte de respirer avec l’ensemble du vivant, toutes espèces confondues, à tout moment, depuis mon premier souffle jusqu’au dernier Un arrêt respiratoire de quelques dizaines de secondes, et c’est la perte de conscience. L’air est notre condition, à chaque seconde, en tout lieu, pour toute forme vivante sur cette planète, que ce soit par la respiration, la photosynthèse, ou autres mutations interactives. Ainsi, plus d’amour, ce mot-concept éculé, aliénant, exclusif, égotique, mais une compassion étendue à tout le vivant, universelle, débarrassée du syndrome de l’amour-miroir individualiste né d’un égo infatué et effrayé.
As I breathe deeply, the ego dissolves itself as well as the illusion of independance : we are all dependant on each other, for food, water, air, sun, and all the resources we needa share for survival. We’re in constant interactions, there is no individual, independant being. Ego is mere invention. // Egalement, en respirant profondément l’égo se dissout, disparait avec le mirage de l’indépendance ; nous sommes dépendants les uns des autres, de l’air que nous partageons, de l’eau, de la nourriture dont nous avons besoin, de la lumière du, soleil qui conditionne tout le vivant, de notre environnement… Nous sommes en perpétuelles interactions, il n’existe d’entité individuelle, indépendante et souveraine. L’égo est invention.
Deep awareness breathing annihilates mental illusions of the past, future anticipations, and their false créations such as identity, personnality, and ego, to only retain the sovereign and only reality of the present moment, equanimous and ubiquous. The everlasting and incoherent flow of our mental thoughts finally leaves room to emptiness, to be able to receive, invite, welcome the here and now, for a radical change, in this very time and place. // Le travail de respiration consciente annihile les illusions mentales du passé et anticipations futures pour ne retenir que le moment présent et en réaliser tout le pouvoir. L’incessant et incohérent courant de nos pensées se tarit pour laisser place au vide mental, prêt à accueillir, recevoir, inviter, s’imprégner de l‘ici et maintenant. Les barrières identitaires, les personnalités, les egos, ces constructions issues du passé ou projetées dans l’a-venir, s’effacent devant le partage de l’instant équanime et ubique. La sensation d’être pleinement présent au moment crée une proximité de condition entre les êtres, et un enchantement enfantin.
Enfin la méditation revele que les transformations sont incessantes, du fait de notre simple presence le vivant s'en trouve modifié par la respiration, le mouvement, le contact ; de ce fait, disparait la chimere d'un ordre naturel supérieur, d´une nature originelle parfaite ou d´un paradis éternel qui retrouverait sa pureté initiale. Le changement perpétuel, le mouvement, la créativité, et donc la liberté, sont inscrits dans le monde, sont notre essence même.
La méditation, la simple respiration en pleine conscience, sont un engagement, pour un présent viable, pour l’arrêt des spéculations futures fictionnelles ou des cultes passés, pour la gloire du moment présent, souverain, omnipotent car étant la seule réalité. Pour un changement radical, ici, aujourd‘hui.
Etes vous prêt à commencer à respirer ? Are you ready to start breathing ?
16 avril 2010
Jean-Jacques Rousseau break
Les Incas étaient d’intraitables guerriers, un empire belliqueux et expansionniste tout comme son successeur hispanique, qui débarquait au 16eme siècle sur un continent déjà en pleins conflits de suprématie territoriale, religieuse, matérielle… Les prédécesseurs des Incas, les Tiwanakus, pratiquaient la chirurgie (élargissement de la boite crânienne) pour marquer l’appartenance aux castes supérieures… Nombre de civilisations précolombiennes pratiquaient les sacrifices humains en l’honneur du dieu Inti (soleil), de la Pachamama… Et combien d’autres pratiques comparables oubliées…
Ainsi, bien que la barbarie occidentale sous ses diverses formes (religieuse, nationales, politiques, économique) détienne, et de loin, la prime position en terme d‘extermination intra- et inter-espèces, cela dit le communautarisme, les conflits identitaires, et la violence qui en découle, n’ont pas attendu Christophe Colomb pour faire couler le sang. Il n’y a pas d’innocent indigène et de méchant civilisé ; le bon sauvage est bien un mythe romantique. L’homme semble porter son mal.
L’erreur serait donc humaine ? Une question à poser à Jésus… Ca tombe bien, il est dans les parages.
Le plus grand Christ de la planète, plus grand que celui de Rio au Brésil… Il doit bien avoir quelques secret à me conter ! Enfin arrivé en haut de l’édifice divin, en plein dans la boite crânienne du fils de Dieu, la première révélation est sans appel, terrible, incontestable : l’esprit de Jésus est vide.
C’est creux là dedans, ça résonne ! Rien que du vent, des courants d‘air… Mais… C’est qu’une petite voix se fait entendre… « Creuse le vide »… « Va à sa rencontre »… Qui me parle ?
« Regarde le vide, face à face »… « Essaye. Maintenant ».
Nous avons oublié comment appréhender la réalité. La « réalité », le vivant, nous sont reflétés au travers de nos organes sensoriels rendus grossiers, presqu’autistes, par nos automatismes culturels et nos repères identitaires figés, réducteurs, nostalgiques. Nous ne captons qu’une infime partie du vivant, depuis l’obscurité de la caverne de nos identités partielles, donc conflictuelles, qui s’efforcent de modifier la réalité selon leurs croyances dogmatiques, au lieu de l’embrasser dans toute son instabilité.
Ainsi la liberté effraie ; elle signifie sortir de la caverne du « moi » aliénant et immuable pour toucher le Tout en perpétuel mouvement, infini. Abraham, Jésus, le Bouddha et bien d’autres, furent des êtres simplement éveillés qui ont su transcender leur partialité pour faire le vide, et atteindre le Tout, le Nirvana, l’Universel, l‘Un, L‘Ehad, la Vie...
08 avril 2010
Potosi : street art speaks louder than history books // les murs de Potosi en disent plus que les livres d'histoire
Potosi... Absente de nos livres d'histoire, et pourtant... L'or et l'argent extraits de cette montagne ont alimenté l'Europe entière durant plus de 2 siècles ; nombre d'économistes affirment que la révolution industrielle européenne a pu prendre son essor du fait de cette manne bolivienne... Le capitalisme est né de l'exploitation de ce trésor.
Potosi... Never mentionned in our history books, but... Gold and silver that were extracted from that mountain have fed Europe for more than 2 centuries ; many economists declare that the European industrial revolution has been possible thanks to that Bolivian treasure... Capitalism rose from that roc.
Potosi c'est également 8 millions d'indiens ("selon la police" ; beaucoup plus selon les victimes) morts en route ou dans les entrailles de la montagne, les survivants étant réduits en esclavage par les conquistadores. Sur 10 indiens étant forcés de quitter leur village pour la montagne, 7 n'en reviendront jamais. On fit aussi venir des esclaves africains pour suppléer les "pertes" indiennes et soutenir la sacro-sainte productivité : des dizaines de milliers d'entre eux ont péri dans la montagne.
Potosi also means 8 million abhorigens (many more according to some abhorigen sources) who died in the mines or on their way, survivers being reduced to slavery by conquistadores. While 10 Indians were forced to leave their village to reach the mountain, 7 would never go back. African slaves were also sent to replace Indian casualties, and dozens of thousands of them would also die there.
05 avril 2010
Condor's last words, les derniers mots du Condor
Avant de quitter cette ville, un dernier tour tout là haut, sur les hauteurs de la colline, royaume du Grand Condor // Before I leave this city, one last visit to the Great Condor's kingdom, all the way up the hills.
On eut dit qu'il m'y attendait. Une nouvelle fois, la sourde voix des cimes se fit entendre : "Sais-tu que c'est grâce à l'air que tu expires que tu peux parler ? La parole n'est qu'un accident de la respiration... Ainsi, tout langage doit être mis au service du Grand Mystère" // Seems like he'd been waiting for me there. Once again, the slight voice from above could be heard: "Do you know that you can talk thanks to the air you exhale ? Talking is only an accident of breathing... You oughta know that any language is to be used for the sake of the Great Mystery".
02 avril 2010
Les murs parlent // Walls speak
Tribute to bolivian street artists and their master, Walter Sòlon ; in Bolivia, when indigens are censored, walls speak // En Bolivie, quand on baillonne les indigènes, c'est les murs qui parlent...
http://funsolon.civiblog.org/blog/Fotos/ParedesqueHablaninauguracin
More street art in the "Bolivian street art" link left margin / d'autres fresques murales : "Bolivian street art", marge de gauche. Don't hesitate to click and see an enlarged version for each, Pachamama is hidden in the details...
Text : Les veines ouvertes de l'Amérique Latine, Eduardo Galeano
"Identidad" - "Intransigentes" - "La union hace la fuerza"
"Au milieu du XVIIe siècle l’argent représentait plus de 99% des exportations minérales de l’Amérique hispanique. L’Amérique était, alors, une vaste mine, surtout, en Potosi. Quelques écrivains boliviens enflammés d’un excessif enthousiasme, affirment qu’en trois siècles l’Espagne a reçu assez de métal en Potosi pour tendre un pont d’argent du sommet du Cerro Rico (Tertre Riche) jusqu’à la porte du Palais Royal de l’autre côté de l’océan.
"Las banderas del amenacer" - "Accion directa" - "A primera plana"
Entre 1503 et 1660, sont arrivés au port de Séville 185.000 kilos d’or et 16.000.000 de kilos d’argent. L’argent transporté en Espagne en peu plus d’un siècle et demi excédait trois fois le total des réserves européennes. Et ces chiffres n’incluent pas la contrebande. Les métaux enlevés aux nouveaux domaines coloniaux ont stimulé le déroulement économique européen et même on peut dire qu’ils l’ont rendu possible. [...]
"Salud Y educacion" - "The right to rebel" - "Sòlo sé mi nombre"
En trois siècles, le Cerro Rico de Potosi a brûlé selon Josiah Conder, huit millions de vies. L’indiens étaient arrachés de leurs communautés agricoles et amenés, avec femmes et enfants, en direction du Cerro. Pour dix qui marchaient vers les hauts plateaux glacés, sept ne revenaient jamais. [...] Plusieurs de ces indiens mouraient dans le chemin, avant d’arriver à Potosi. Mais c’était les conditions terribles du travail dans la mine qui tuaient le plus de gens. [...] L’argent et l’or de l’Amérique ont pénétré comme un acide corrosif, au dire d’Engels, par tous les pores de la société féodale moribonde de l’Europe, et au service du naissant mercantilisme capitaliste, les entrepreneurs miniers ont changé les indigènes et les esclaves noirs en un indénombrable "prolétariat externe" à l’économie européenne. "
Ernest Mandel a additionné la valeur de l’or et de l’argent arrachés d’Amérique jusqu’en 1660, le butin extrait d’Indonésie par la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales de 1650 a 1780, les gains du capital français dans la traite d’esclaves durant le XVIII e siècle, l’apport obtenu par le travail des esclaves dans les Antilles britanniques et le saccage anglais de l’Inde pendant un demi-siècle : le résultat dépassait la valeur investie dans toute les entreprises européennes jusqu’en 1800. (…) La formidable concentration internationale de la richesse au bénéfice de l’Europe a empêché l’accumulation de capitaux industriels dans les régions saccagées. »
01 avril 2010
Magnéto, Serge !
Quand je m’y suis mis quelquefois, à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s’exposent, dans la cour, dans la guerre, d’où naissent tant de querelles, de passions, d’entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j’ai découvert que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. Un homme qui a assez de bien pour vivre, s’il savait demeurer chez soi avec plaisir, n’en sortirait pas pour aller sur la mer ou au siège d’une place. On n’achètera une charge à l’armée si cher, que parce qu’on trouverait insupportable de ne bouger de la ville ; et on ne recherche les conversations et les divertissements des jeux que parce qu’on ne peut demeurer chez soi avec plaisir.
Mais quand j’ai pensé de plus près, et qu’après avoir trouvé la cause de tous nos malheurs, j’ai voulu en découvrir la raison, j’ai trouvé qu’il y en a une bien effective, qui consiste dans le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable, que rien ne peut nous consoler, lorsque nous y pensons de près.
Quelque condition qu’on se figure, si l’on assemble tous les biens qui peuvent nous appartenir, la royauté est le plus beau poste du monde, et cependant qu’on s’en imagine, accompagné de toutes les satisfactions qui peuvent le toucher. S’il est sans divertissement, et qu’on le laisse considérer et faire réflexion sur ce qu’il est, cette félicité languissante ne le soutiendra point, il tombera par nécessité dans les vues qui le menacent, des révoltes qui peuvent arriver, et enfin de la mort et des maladies qui sont inévitables ; de sorte que, s’il est sans ce qu’on appelle divertissement, le voilà malheureux et plus malheureux que le moindre de ses sujets, qui joue et se divertit.
29 mars 2010
Le Condor des Andes !! // The Great Condor !!!
Le condor des Andes est l'oiseau qui possède la plus grande envergure après l'albatros ; la taille moyenne du condor des Andes est de 105 cm, pour une masse de 11 kg (mâle) à 13 kg (femelle). Son envergure peut atteindre 3,50 mètres. Le condor peut vivre 90 ans. Il atteint parfois les 6 000 mètres d'altitude // Although it is on average about five cm shorter from beak to tail than the Californian condor, the Andean Condor is larger in wingspan, which ranges from 280 to 320 cm (9.2 to 10.5 ft). It is also typically heavier, reaching up to 11 to 15 kg (24 to 33 lb) for males and 6 to 14 kg (13 to 31 lb) for females. Overall length can range from 102 to 135 cm (40 to 53 in).
Peut-être aurais-je la chance de voir ce géant des airs en partant au sommet de la montagne, là haut, sur l'autre versant ? // I might be lucky enough to see the giant of the airs, shall I go all the way up this hill, on the other side...
Chemin faisant je me rappelle à cette fête du Yawar au Pérou, ou le condor livre bataille au taureau, et le défait, symbolisant la revanche des Incas, des indiens, sur les conquistadores espagnols // On my way I was thinking about the ritual of Yawar, in Peru, where the great condor fights the bull, and defeats it, as it symbolises the revenge of Inca indians over the spanish conquistadores...
Le voici ! Le grand Condor ! Dans ce paysage majestueux il me dit : "Homme ! Vous avez perdu le silence. Et avec lui, le vide, le courage du chaos, de l'insondable. C'est dans le Silence que le Grand Mystère a pris forme. Avant Tout, il y eut le silence…. Il est le germe fécond de toute création." // Here it is, the Great Condor ! In this marvellous scenery he told me: "Men ! You have lost the silence; and with it, the emptiness, the courage of chaos, of the unfathomable. It's in Silence that the Great Mystery took shape. Before all, there was silence... It is the fertile seed of every creation."
"Observe les Indiens, pour qui le silence est tout à la fois la manifestation du respect qu’ils portent aux êtres, réceptivité et grande attention à tous les signes qu’ils perçoivent, disponibilité aux mystères de la Vie; apprends !" // "Pay attention to the Indian man, for whom silence is an evidence of the respect due to beings, awareness and great attention to all the signs they observe, availability to the mysteries of Life; learn !"
Le condor me livra la formidable sagesse du Silence retrouvé, que j'ai notée dans la marge de gauche, sur le lien "Apprends le silence".
Quelqu'un connait les règles de "Pierre Feuille Ciseaux ?" ...
... Ou quand l'humilité de la feuille de papier (texte : extraits de « Il n’y a ni mort ni peur » de Thich Nhat Hanh) rencontre l'arrogance de la pierre (photos : Sucre, capitale administrative de la Bolivie, et ancienne capitale judiciaire, culturelle et religieuse de l'empire hispanique sud-américain)... C'est la feuille de papier qui gagne, c'est bien ça ?
La feuille de papier a une histoire. La page du livre que vous tenez en main a pris forme à un moment précis, ce qui ne veut pas dire que c’était le moment de sa naissance. Elle était déjà là sous la forme du soleil, d’un tronc d’arbre, d’un nuage et de la terre. Le moment où elle est sortie de l’usine n’était qu’un moment de sa manifestation.
Cette feuille de papier ne vient pas de rien ; elle vient de quelque chose comme les arbres. Le soleil nourrit les arbres ; les nuages arrosent les arbres ; le sol, les minéraux, et une multitude d’autres phénomènes, aident la feuille de papier à se manifester. Il faut ensuite un bucheron pour couper l’arbre, la personne qui a préparé le casse-croute du bucheron pour sa pause de midi, les gens qui ont créé l’entreprise qui paye le bucheron…
Quand vous brûlez une feuille de papier, elle n’apparait plus sous forme de papier ; elle continue sous d’autres formes. L’une de ces formes est la fumée, qui s’élève et va rejoindre les nuages déjà présents dans le ciel. Demain, quand il se mettra à pleuvoir, vous recevrez peut-être une goutte de pluie sur le visage ; cette goutte de pluie est votre feuille de papier.
La feuille de papier n’a pas de date de naissance et vous n’avez pas de date de naissance non plus. La prochaine fois que vous fêterez votre anniversaire, vous pourrez chanter, pour changer : « Joyeuse continuation ! » S’il est vrai que la date de votre naissance est une journée de continuation, alors la date de votre mort est aussi une journée de continuation.
Méditer, c’est faire un voyage avec le regard profond et reconnaître que rien ne se perd. C’est ainsi que nous pourrons vaincre la peur.
« La compréhension éveillée est la seule carrière d’un pratiquant ». Aucune autre carrière ne mérite vraiment d’être suivie. Ni les honneurs ni la célébrité de peuvent se comparer à la compréhension éveillée qui est le fruit de la pratique de l’arrêt et du regard profond sur la réalité des choses.
26 mars 2010
Do ghosts smile? // Les fantômes sourient-ils ?
C'est autour du lac Titicaca que la civilisation Tiwanaku vut le jour 1500 ans avant JC. Cette même civilisation donna naissance aux Incas, qui se sont vus injustement attribuer nombre de sagesses et découvertes de leurs prédessesseurs. Au faîte de son règne, l'empire Inca s'étendait sur les 2/3 de l'Amérique du Sud // The Tiwanaku civilisation was born 1500 years BC around the lake Titicaca. The Inca civilisation was itself an inheritage of the Tiwanakus, and many Tiwanaku innovations were injustly attributed to the Incas. The Inca empire spread on 2/3 of South America at the time of it's reign.
Les Tiwanaku, et ensuite les Incas, ont laissé des découvertes architecturales, chirurgicales, et astronomiques incroyables pour leur époque. C'est également grâce à eux que l'on mange des pommes de terre : ils ont exploité le tubercule il y a 2500 ans // The Tiwanaku, and after the Incas, have left some incredible architectural, medical, and astonomical knowledge. They also grew potatoes 2500 years ago !
Details of the door of the Copacabana Cathedral, lake Titikaka.
Malheureusement, du fait de l'absence de culture écrite, ces civilisations orales n'ont pu survivre à la colonisation européenne, et le peu de restes de leurs croyances et traditions religieuses est soigneusement consigné... Au Vatican. Avec interdiction à tout anthropologue ou chercheur d'y accéder (pour de vrai !). Pas si sympa, ce Jésus-Christ... // Unfortunately, because of the absence of any written transmission, those oral civilisations could'nt survive the european colonisation, and the few remains of their religious beliefs is carefully kept... At the Vatican, with no access to any anthropologist or researcher - for real ! Not that nice, this Jesus Christ guy...
Les jupes bouffantes et chapeaux portés par les femmes boliviennes sont des traditions vestimentaires récentes héritées des colons espagnols.
Aujourd'hui dépouillés de leur culture, de leurs croyances millénaires, contraints à croire en un dieu d'importation, parlant une langue de colon, oubliant peu à peu leurs langages millénaires Quéchua, Ayamara, etc... (plus de 30 ethinies indiennes en Bolivie), et s'intégrant tant bien que mal dans leur nouvelle identité bolivienne, les héritiers des empires Tiwanaku et Incas, désorientés, s'autorisent la fierté de ne pas toujours sourire à l'homme blanc // Nowadays rubbed from their culture, of their ancestral beliefs, believing in an imported god, speaking a colonial language and slowly forgetting their initial idioms (Quechua, Ayamara, more than 30 different indian ethnies in Bolivia), and integrating as painfully as they can to this newborn Bolivian identity, the sons of the Tewanakus and Incas, totally confused, allow themselves this little pride, not to smile to the white man always.
A blurred past, a strangers future... The indian man with empty eyes.
25 mars 2010
Miss Bolivia talks // Miss Bolivie parle.
(pics: wherever // Photos : n'importe)
Mon pays est l'un des plus métissés au monde, jugez plutôt: 70% d'indiens de nombreuses origines, 20% de métis, 10% de créoles // My country is one of the world's most mixed: 70% of indians of many different types, 20% of mixed-race, and 10% or white people.
Il y a 500, Christophe Colomb débarquait et allait changer a tout jamais la face de ce continent ; lors de sa récente célébration, les indigènes, rebaptisaient l'évènement "500 and de résistance" quand les autorités avaient préféré "Les 500 ans de la rencontre des 2 mondes" // 500 years ago, Christopher Colombus put the first white foot on this land, and would change the history of this continent forever. As we recently celebrated this event named "The 500 years of the encounter of the 2 worlds" by the government, the indians renamed it "500 years of resistance".
Les indiens d'en rajouter: "cette rencontre ne nous a apporté que sang, deuils et pillage de nos ressources naturelles. Les conquérants ont exterminé les habitants de l'Uruguay et de l'Argentine ; seuls ont résisté ceux de la Bolivie, du Guatemala, de l'Equateur et du Pérou. Pour nous, ce sont 500 ans de résistance contre le colonialisme extérieur et intérieur" (syndicat paysan de Cochabamba) // The indians would even add: "this encounter just brought us blood, deaths and exploitation of our natural resources. Only the people from Bolivia, Guatemala, Ecuador and Peru resisted; the invaders have extermined the inhabitants of Argentina and Uruguay. For us, those 500 years are years of resistance against internal and external colonialism".
Mais les européens n'ont pas apporté ici que des malheurs... Regardez nous ! Caliente, pas vrai messieurs ? Nous sommes le visage de la Bolivie de demain, l'avenir est en route ! // Europeans didn't just bring horror on this continent, look at us ! Caliente, innit ? We are the face of tomorrow's Bolivia, the future is on it's way !







































































































